20131112

Récréation ferroviaire

Le repère temporel se dissipe kilomètres après kilomètres, les frontières sont transpercées successivement dans une lourdeur impressionnante. Une pause nous est accordé, la gnole locale éclate, nous plongeant dans une ivresse badine. Le reste du périple s'achèvera sur les couchettes du Transmongolien, dans des vapeurs grisantes d'alcool.
 
Récréation ferroviaire
 
 

20131111

L'auspice d'un être cher

Au détour des lignes deux et trois, on peut aller hanter des tombes artistiquement ornées et le mur des fédérés, il nous replonge dans une liberté fossoyée. Je déambule le long des dalles mortuaires, égarant mon regard dans les hauteurs. Un oiseau, un présage de bon augure, je m'éclipse comblé, ayant eu certainement la visite d'un être cher.
 
L'auspice d'un être cher
 

20131107

Méli-Mélo

Le phénomène fut apathique, à peine une faible brise. Parrainé par un monstre synoptique, un désastre détruisant l'hexagone et ses périphéries. Une manœuvre un peu gauche, imprima dans les esprits des idées périssables et la droiture imposa ses caprices libéraux.
 

                            
Méli-Mélo

20131106

Une mémoire éclaire

La facilité pour rentrer dans le "Blitz" fait face à la mortification de certaines chambres d'audience. Éloigné, j’entends déjà le tintement du métal, qui devient un échos sinistre. Les badauds de ces murs déambulent les uns après les autres avec la même frigidité que ce capharnaüm. Il(s) appartient(ent) à présent à une mémoire révolue.
 
 

20131105

A la lueur d'une cibiche

Un soir à Paris au bord de la fenêtre, je tirais sur ma dernière latte, alors qu'une scène se divisait progressivement en deux atmosphères devant moi. Passant de la frigidité d'un immeuble blasé et indifférent de la vie, à un minois ardent et un corps charnel. Ma cigarette avait finit par me brûler les doigts, j'avais rendez-vous.

A la lueur d'une cibiche

20131102

Fin de carrière

C'est le lieu de plusieurs trous noirs dans ma mémoire, mais aussi de souvenirs attachants. Cette étoile géante m'explose de temps en temps en pleine face et j'en aspire la plus part des corpuscules. Se faisant de plus en plus rare, j'en apprécie soucieusement chaque réminiscence.

Fin de carrière



20131101

Désintégration

Pour les premiers instants, c'est de la farine qui nous explose au visage. Puis les bouteilles bien empoignées les unes après les autres laissent une frustration, celle de ne pas en avoir eu assez. Des sauts d'images, des flous de bougé, s'agripper à quelques mètres de haut, dévaler quelques mètres plus bas, je termine dans un langage éthylique. Noyé sous les eaux d'assistances condescendantes, je finis dans un black out sanglé de flash back.

Désintégration

20131031

J'ai un gros nez rouge

Quoi de plus simple qu'un nez rouge pour focaliser l'attention sur un visage. La nudité et la neutralité permet aux personnes d'avoir un regard sincère sur eux même.


J'ai un gros nez rouge